Entreprise

Les français : les mauvais élèves de l’entrepreneuriat

Selon une enquête de l’Idinvest publiée en novembre 2015, seuls 30% des français ont envie d’entreprendre, alors qu’ils étaient 37% en 2014 !

Une baisse notable qui s’expliquerait par le marasme économique français. En effet, malgré une remontée progressive des taux de marge (31,5% au second trimestre 2015 selon une étude Coface), notamment grâce au Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi (CICE), seuls 17% des interrogés pensent que la conjoncture économique est propice à la création d’entreprise. A ce constat s’ajoute une baisse de confiance vis-à-vis des banques puisque 18% des français estiment ces premières capables d’appuyer un projet d’entreprise.

Par ailleurs, avec un taux d’imposition moyen de 62,7% pour les entreprises selon Ipsos, la fiscalité et bureaucratie françaises représenteraient un frein notable pour l’entrepreneuriat. L’auto-entrepreneuriat n’est pas épargné non plus. Avec la loi Pinel, les auto-entrepreneurs doivent maintenant s’immatriculer auprès des tribunaux de commerce, sans quoi ils s’exposent à des sanctions pécuniaires ( amendes pouvant aller jusqu’à 1500€).

Enfin, le sondage de l’Idinvest a mis en avant une dichotomie intéressante entre la France d’un côté et l’Allemagne et l’Angleterre de l’autre côté. En effet 44% des anglais ont envie d’entreprendre contre 56% pour les allemands. De même 29% des anglais ont confiance en la conjoncture économique de leur pays pour soutenir l’entrepreneuriat. Mais ce sont surtout les allemands les plus optimistes avec près de 56% des interrogés confiants en leur pays et 34% en leurs banques pour aider les entreprises.

Si le contexte économique et administratif semble être le facteur déterminant de l’envie d’entreprendre, l’image reflété de l’entrepreneuriat français ne fait que peu rêver comme le souligne Christophe Bavière, président d’Idinvest Partners : « Les Français sont extrêmement bien placés pour tirer parti de cet élan entrepreneurial (…) mais on a un risque de sous-exploiter ce moteur de la croissance forte, car en France il est encore perçu qu’entreprendre est bourré de freins ».

Cyril Garrech
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Cyril Garrech

Fondateur et rédacteur en chef d'E&Co!
Étudiant à l'École de Management de l'Institut Mines-Télécom.
Consultant en communication freelance.
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