Drôle d'histoire !

« L’argent n’a pas d’odeur » : Rome et la fiscalité

Tous les chemins de la fiscalité mènent à Rome ! Qu’il s’agisse du système en tant que tel ou de l’impôt sur les portes et fenêtres (appelé « ostiarum » sous Jules César), Rome foisonne d’anecdotes.

En effet, ne vous-êtes vous jamais demandé d’où venait l’expression « l’argent n’a pas d’odeur » ? Elle vient à nouveau de Rome pardi ! En effet, au Ier siècle après J.C, l’empereur Vespasien succède au très dépensier empereur Néron. Et l’empire romain est exsangue financièrement, à nouveau. C’est ainsi que le nouveau dirigeant décide d’instaurer une nouvelle taxe appelée le «  chrysargyre ». Cet impôt toucha l’artisanat et le commerce mais aussi, fait surprenant, la collecte d’urine ! Cette taxe sur l’urine s’appela d’ailleurs la « vectigal urinae ».

En effet l’urine était récupérée par les teinturiers dans les latrines publiques et représentait un élément indispensable pour le dégraissage des vêtements et la préparation des tissus avant leur coloration. La taxe provoqua moqueries et esclandres de la part des artisans mais aussi de la part de Titus, fils de l’empereur. C’est alors que Vespasien aurait déclaré : « Pecunia non olet » : l’argent n’a pas d’odeur !

C’est ainsi que les premiers urinoirs publiques installés en France au XIXème siècle furent appelées « vespasiennes », en hommage à l’empereur Vespasien ! Quel bel hommage.

Cyril Garrech
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Cyril Garrech

Fondateur et rédacteur en chef d'E&Co!
Étudiant à l'École de Management de l'Institut Mines-Télécom.
Consultant en communication freelance.
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