La Petite Interview

La Petite Interview | Vincent Pastorelli, Community Manager chez Le Parisien

Economy & Co a décidé d’interviewer, rapidement et simplement, des professionnels liés de près ou de loin à l’économie et la gestion. Le but étant d’en savoir plus sur leur parcours et leur métier à travers 8 questions ! Nous accueillons donc aujourd’hui Vincent Pastorelli, Community Manager chez Le Parisien

 

  • Inutile de présenter le journal « Le Parisien », mais comment décrieriez-vous sa culture d’entreprise ?

Le Parisien est un journal qui se veut proche de ses lecteurs, facile à lire, pédagogue et neutre. Après près de deux ans de présence dans ce journal, je peux dire que je retrouve tous ces aspects dans mon quotidien. Il y a en permanence cette rigueur, ce souci de faire bien, d’être le plus clair possible et de proposer à nos lecteurs, fans, abonnés, spectateurs une information la plus complète possible. Tout ceci implique une vraie transversalité entre tous les services de la rédaction, évidente pour le papier, moins évidente pour le digital. Nous y travaillons ! Mais l’ambiance ici est à la fois studieuse, familiale et bon enfant. Et je bénéficie par ailleurs d’une vraie liberté dans mon travail, ce qui est vraiment plaisant.

 

  • Quel a été votre parcours jusqu’ici ?

J’ai choisi de faire des études courtes (un DUT Information/Communication) afin de rentrer le plus vite possible dans le monde du travail. Quelques mois après l’obtention de mon diplôme, j’ai fait mes armes en agence de publicité où j’ai été amené à travailler pour des clients très différents : Intermarché, AXE, Orange, le Ministère de l’Education Nationale, Havas Voyages, TAXIS G7… J’y ai beaucoup appris.

Toutefois, lorsque l’on travaille en agence de publicité, on se retrouve très souvent en position de prestataire et on n’est pas au cœur même des problématiques de son client, ce qui finissait par devenir une contrainte. Et puis plus globalement, je n’arrivais pas à percevoir le côté « concret » de mon travail. Le monde du journalisme m’a toujours intéressé. C’est pourquoi j’ai décidé de quitter la publicité pour tenter ma chance dans les médias. Après quelques mois de chômage, le Parisien m’a ouvert ses portes.

 

  • En quoi consiste concrètement le métier de Community Manager (CM) au Parisien ?

Nous sommes 3 Community Managers au Parisien. Chacun a sa « spécialité ». Pour ce qui me concerne, je travaille à la Web TV du journal : mes deux matières premières sont donc l’actualité et la vidéo. Mon travail de base consiste à relayer toutes les productions vidéo du Parisien sur les réseaux sociaux. Le service dans lequel je travaille a la même ancienneté que moi, soit quasiment deux ans. La vidéo étant un format de plus en plus consommé dans l’univers du digital, mon travail consiste également à être en veille constante sur les usages émergents et à proposer de nouveaux formats de vidéos (visibles sans son sur smartphone, adaptées au format mobile, Periscope et Facebook Live…). Au fil des mois, mon travail a évolué : désormais, au-delà de l’opérationnel, j’ai une responsabilité éditoriale, je réalise des reportages, j’écris parfois des articles…

 

  • Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre métier ? Le moins ?

Ce métier est relativement récent et il peut avoir mille visages en fonction de l’endroit où il est exercé. C’est précisément ce qui me plaît ici. Je suis très polyvalent et je n’ai jamais autant appris que depuis mon arrivée dans ce journal.

Ce qui est parfois moins évident, c’est le sentiment d’être considéré comme un alien, une sorte de « geek » (je hais ce mot) venu d’ailleurs qui veut casser la baraque. Mais une fois que mon entourage a bien cerné les principaux tenants et aboutissants de mon métier (qui est lui-même en constante évolution), généralement, on comprend mieux ce que je dis, ce que je fais.

 

  • Vous rédigez certaines fois des articles et menez des reportages pour la Web TV du Parisien : est-ce qu’un CM a tout intérêt à s’improviser journaliste ?

Je ne pense pas qu’on puisse s’improviser journaliste. C’est un métier que je respecte profondément, en dépit de l’image qu’il a dans l’opinion. Mais je pense que, pour mon métier ici, il s’agit d’une évolution naturelle et surtout logique. On parle aujourd’hui de « journaliste social media ». C’est un métier généralement acquis dans la plupart des rédactions…

 

  • Pour lutter contre les préjugés que subissent cruellement tous les CM dans le monde, qu’avez-vous envie de dire à ceux qui pensent qu’un CM n’est qu’un salarié payé à flâner sur Facebook et Twitter ?

Je leur dirais qu’il suffit de s’y intéresser 5 minutes et de voir le nombre de personnalités, d’institutions et de marques qui sont présentes sur les réseaux sociaux. De voir l’impact d’un #PorteOuverte un soir du 13 novembre à Paris. D’imaginer une campagne présidentielle sans les réseaux sociaux. D’envisager un resto sans Instagram, une soirée entre amis sans Snapchat, un Serge Aurier sans Periscope. Bien évidemment, c’est une vision un peu extrême de la chose, tout est à relativiser, mais les usages sont bien là et l’audience s’accroît de plus en plus au fil des mois… et les besoins avec elle.

 

  • Le métier de CM est très récent et permet surtout aux entreprises de renforcer leur notoriété sur internet, mais pensez-vous que toutes les entreprises en ont besoin ?

Pas nécessairement. Je ne fais pas partie de ceux qui pensent que tout peut être « digitalisé ». Le bouche-à-oreille ou les campagnes de communication plus traditionnelles sont encore tout à fait adaptés à certains types d’entreprises. Mais on ne peut pas être totalement indifférent à l’éventuel bénéfice que pourrait apporter le digital et, a fortiori, le community management à une entreprise.

 

  • Si vous deviez exercer un métier totalement différent, que feriez-vous ?

Éleveur de lamas en Patagonie ! Plus sérieusement, à l’heure actuelle, je ne sais pas vraiment. A une époque, j’envisageais l’idée d’être comédien. Pendant mon chômage, j’ai passé un stage d’été au cours Florent. J’ai trouvé ça génial. Un jour, peut-être.

 

Merci infiniment à Vincent Pastorelli de s’être prêté au jeu pour Economy&Co ! 

Cyril Garrech
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Cyril Garrech

Fondateur et rédacteur en chef d'E&Co!
Étudiant au CELSA-Sorbonne.
Diplômé de l'École de Management de l'Institut Mines-Télécom.
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