La Petite Interview

La Petite Interview | Rafaela Manes, Responsable Communication & RP chez AdaptiveBee

Quitter un temps son pays d’origine pour acquérir de l’expérience à l’étranger au sein d’une équipe pluriculturelle et multilingue, c’est le projet audacieux que s’est proposé de réaliser Rafaela Manes, actuelle Responsable Communication et RP à AdaptiveBee.

 

  • Pourriez-vous décrire AdaptiveBee en quelques mots ?

Adaptivebee est une start-up parisienne et multiculturelle qui développe des produits numériques pour mobile et desktop. Le produit principal est le navigateur UR, le seul navigateur web européen, qui est axé sur la vie privée et la sécurité en ligne.

 

  • Quel a été votre parcours jusqu’ici ?

Après l’obtention d’un Master en Communication et Marketing à São Paulo, au Brésil, j’ai travaillé un temps au MAM (Musée d’Art Moderne de São Paulo). J’ai alors eu l’opportunité de mêler deux domaines, celui de la communication et celui de l’environnement culturel.
En septembre 2013, j’ai décidé de venir à Paris pour faire mon Master II en Industrie Culturelle et Médiatique. Six mois plus tard, j’ai eu l’occasion de réaliser un stage au sein d’Adaptivebee en tant qu’Assistante Marketing en charge du marché brésilien. Cette expérience m’a permis de développer des connaissances dans le domaine des nouvelles technologies. Aujourd’hui, dans cette même entreprise, j’occupe le poste de Responsable Communication et RP.

 

  • Vous gérez désormais la communication pour les marchés français et brésilien, quelles-sont les principales différences que vous observez entre ces deux pays ?

Je pense que le marché des produits technologiques est beaucoup plus « ouvert » au Brésil car la population aime les nouveautés, les utilisateurs sont réceptifs aux nouveaux produits et aux nouvelles marques. De manière générale, les Français se montrent plus réfractaires au changement. Les utilisateurs sont plus prudents et sont plus fidèles aux marques et produits. L’image de marque est très importante pour cette population qui reste très exigeante sur les nouveautés.

 

  • D’après vos expériences passées, la communication doit-elle systématiquement être adaptée aux différents marchés que vous ciblez ?

Oui, bien-sûr. Chaque marché a son public cible et nous les abordons tous d’une manière différente pour faire passer nos messages clés. Dans ce sens, je dirais que la communication personnalisée augmente nos chances de passer le bon message au bon public.

 

  • Quelle importance occupe l’expertise locale dans la définition de stratégies de communication internationales ?

L’expertise locale est primordiale à chaque étape du plan de communication y compris au moment de définir le public cible. Il est nécessaire de connaître les habitudes, les spécificités culturelles ainsi que le mode de vie des consommateurs avant d’établir des actions qui les concerneront de manière directe et/ou indirecte. La bonne connaissance du marché nous permet d’élaborer le message le plus approprié possible à la population locale. Une mauvaise approche peut entraver toute la campagne de communication.

 

  • AdaptiveBee est une start-up française spécialisée dans le secteur High-Tech. En France comme à l’étranger, ces entreprises bénéficient d’une excellente réputation. Selon vous, qu’est-ce qui explique ce succès ?

À mon avis, le succès des start-ups est dû à deux facteurs clés. Le premier est l’innovation, l’envie de créer quelque chose de différent. Le second est la structure d’entreprise. Généralement les start-up sont composées de petites équipes dans lesquelles tout le monde travaille ensemble, chaque département est interdépendant, ce qui rend l’équipe plus forte et solidaire. Concernant les start-ups spécialisées dans l’High-Tech, beaucoup connaissaient un grand succès car c’est le secteur qui intéresse le plus les investisseurs, encore plus en France où La French Tech a été créée en 2013, une organisation qui soutient et accompagne les start-ups françaises.

 

  • Pour vous, un bon communicant, c’est avant tout… ?

Le mot communiquer nous fait penser au mot parler, cependant un bon communicant est quelqu’un qui sait écouter avant tout et qui s’intéresse à la vie et à la culture des autres. Il arrive naturellement à se mettre à la place du consommateur ou de l’utilisateur, il comprend ses besoins et lui apporte une solution personnalisée à ses problèmes.

 

  • Et un communicant médiocre, c’est surtout… ?

C’est avant tout une personne qui ne sait pas écouter et qui ne s’intéresse pas au marché dont il est en charge. Il ne connaît ni ses concurrents ni son public cible. Un bon produit ou service ne garantit pas la réussite d’une campagne de communication si vous ne connaissez pas les consommateurs auxquels vous vous adressez.

 

  •  Si vous deviez exercer un métier totalement différent, que feriez-vous ? 

Je serais journaliste sportive avec une préférence pour le football car c’est un sport que j’adore et qui fait partie de mes origines. Ce métier n’est pas si éloigné de mon domaine actuel et je ne me vois pas travailler dans un secteur n’étant pas lié à la communication.
En choisissant le milieu des nouvelles technologies et celui du football, je pense que je veux relever un défi majeur et prouver qu’une femme peut être aussi compétente qu’un homme ; même dans un milieu qui ne lui est pas culturellement prédestiné.

Propos recueillis par Martin Lozniewski, Public Relations Account Manager chez Marco de Comunicacion (MSL Group). 

Cyril Garrech
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Cyril Garrech

Fondateur et rédacteur en chef d'E&Co!
Étudiant à l'École de Management de l'Institut Mines-Télécom.
Consultant en communication freelance.
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