La Petite Interview

La Petite Interview | Martin Lozniewski, Responsable des Relations Publiques & Presse chez Marco de Comunicación

Partir à l’étranger dans l’espoir d’une meilleure carrière, c’est le défi audacieux que s’était lancé Martin Lozniewski, aujourd’hui Responsable des Relations Publiques & Presse chez l’agence de communication espagnole Marco de Comunicación

 

 Marco de Comunicación (MdC) est l’une des principales agences de communication 360° en Europe du Sud, filiale espagnole de MSLGROUP – troisième réseau mondial de communication et relations publiques appartenant au groupe publicitaire français Publicis. MdC compte plus de 60 consultants spécialisés dans tous les domaines d’action de la communication (relations presse, media coaching, communication de crise, marketing digital, événementiel, production audiovisuelle, etc.).

 

  • Quel a été votre parcours jusqu’ici ?

Titulaire d’une licence LEA et d’un master en marketing et communication de l’Université San Jorge (Saragosse, Espagne), j’ai décidé, à vingt-trois ans, de quitter un temps la France pour l’Espagne. Depuis, tout est allé très vite. En un peu moins de trois ans, j’ai occupé les postes d’Assistant marketing et communication au sein du Groupe Colisée, puis celui de Chargé des relations publiques chez MdC avant d’y être nommé Responsable des relations publiques et presse en charge du marché français.

 

  • En quoi consiste concrètement le métier de Responsable des Relations publiques et Presse ?

Si je devais résumer mon travail en quelques mots, je dirais qu’il se divise en deux parties distinctes. D’une part, je dirige une petite équipe de communicants basée à Paris et d’autre part, je veille à optimiser les résultats des actions RP que nous réalisons en France pour des sociétés étrangères.

 

  • Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre métier ? Le moins ?

Ce qui me plaît le plus : réaliser des campagnes de com’ créatives et innovantes dans une ambiance internationale, parler différentes langues au cours d’une même journée et boire un bon café à 16h32.

Ce qui me plaît le moins : tisser des liens de confiance avec des collègues et les voir quitter trop rapidement l’équipe.

 

  • Dans une interview pour les Echos, vous avez dit que partir en Espagne a fait décoller votre carrière. Rester en France vous aurait été néfaste professionnellement parlant ?

En effet, partir travailler en Espagne m’a permis de gravir des échelons plus rapidement que si j’étais resté en France. De l’autre côté de la frontière, malgré mon jeune âge, j’occupe un poste à responsabilité et suis perçu comme un « expert pays », ce qui n’aurait pas été possible ici. Mon expatriation professionnelle volontaire vers la péninsule ibérique a donc été, je pense, une bonne décision et un vrai boost pour ma carrière. Je suis convaincu qu’en France, je n’aurais pas eu ces opportunités à vingt-cinq ans.

 

  • Votre mission principale étant de gérer la communication d’entreprises étrangères en France, cela implique-t-il des difficultés culturelles récurrentes ? Comment y faites-vous face ?

Élaborer une stratégie de communication en France implique une bonne connaissance de ce marché. Les clients étrangers en sont conscients et c’est généralement pour cette raison qu’ils font appel à nos services. Notre objectif consiste donc à apporter une expertise locale à leurs projets d’envergure internationale. Dans ce contexte, il est important de prendre conscience que ce qui est adapté dans un pays donné ne le sera pas forcément dans un autre où la culture, le calendrier, les tendances, les centres d’intérêts et l’opinion publique diffèrent. Dans des relations professionnelles dites interculturelles, les trois caractéristiques fondamentales à avoir et à développer sont, selon moi, une bonne capacité d’adaptation, de flexibilité et une grande ouverture d’esprit.

 

  • Le marché de la communication étant malheureusement très prisé, quels conseils donneriez-vous aux étudiants qui aimeraient percer dans ce domaine ?

Soyez différents et plus curieux que vos voisins.

 

  • Si vous deviez exercer un métier totalement différent, que feriez-vous ? Pourquoi ?

J’aurais adoré être tennisman, participer à des tournois aux quatre coins du monde et fouler au moins une fois, ne serait-ce que pour l’honneur, la terre battue du court Philippe-Chartrier. N’ayant pas pu devenir joueur, je suis devenu spectateur. C’est tout aussi intéressant mais avouons-le, un peu moins fatigant et contraignant.

 

Merci infiniment à Martin Lozniewski de s’être prêté au jeu pour Economy&Co ! 

Cyril Garrech
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Cyril Garrech

Fondateur et rédacteur en chef d'E&Co!
Étudiant au CELSA-Sorbonne.
Diplômé de l'École de Management de l'Institut Mines-Télécom.
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